• Hotel California

    Il y a un truc avec Hotel California, je ne sais pas vraiment quand ça a commencé, mais il faut que je m’explique: quand un moment est parfait BAM Hotel California se fait entendre.

     


    Bien sûr j’exagère, et il ne s’agit en fait que de ces choses qui ont toujours été là mais qu’on remarque un jour, et ensuite on ne voit plus que ça.

     

    J’ai toujours dit qu’Hotel California était ma chanson préférée du monde, d’aussi loin que je me souvienne, et peut-être bien que c’est vrai.

     

     

    En tout cas, on m’en a souvent offert la cassette, le CD ou le vinyle quand c’est revenu à la mode les vinyles.

     

     

    Je me souviens de cette nuit là, à Paris, je fêtais mon anniversaire et j’étais complètement bourrée. Pas saoûle, pas tipsy, pas pompette, complètement bourrée. J’ai vomi dans le metro. J’ai fait cette nuit là des choses bien plus sales que je ne suis meme pas encore rendue à raconter pour faire rigoler. Et pourtant je vous en ai dit des saloperies sur le ton du lol.

     

    Cette nuit là donc, j’essayais de retrouver où pouvait bien être mon hotel. C’était un samedi soir, vers le Panthéon, c’était plein de jeunes qui sortent, il devait être 3h du matin et il y avait encore du monde, j’ai du faire 1000 fois le tour du quartier et me retrouver à mon point de départ, j’exagère à peine.

     

    Je m’assieds alors sur le rebord du trottoir, à côté d’un garcon qui a l’âge d’être mon fils, le garçon a une guitare, et je lui dis “beugheuqllha joue moi Hotel California”.

     

    Et c’est ce qu’il a fait. J’ai pleuré parce que c’était parfait ce moment là.

     

    Et parce que j'étais saoûle oui aussi peut-être.

     

     

     

     

    Une autre nuit, je rentrait d’un voyage Dieu sait où. J’étais seule, l’avion, puis la navette, puis le parking, puis la voiture, la cassette habituelle dans le poste à casettes, le contact, et les premières notes d’hotel California. L’envie de conduire loin pendant longtemps.

     

     

     

     

    Enfin bref, tout ça pour dire que le mois dernier à Miami, c’était la dernière nuit, il faisait chaud et je me promenais avec le bon ami dans le quartier Wynwood au milieu des graffitis et des galeries.

     

     

     

    Il y avait un resto qui avait l’air trop chouette avec une terrasse foret vierge et une guirlande de bal des pompiers, avec des grosses ampoules. Je n'avais pas pris mon appareil photo, et j’étais un peu deg, j’aurais fait une super photo de guirlande c’est mon truc les photos de guirlandes. En regardant la carte de choses qui avaient l’air si bonnes à manger devant la porte je me suis dit "jamais on nous laissera rentrer dans ce resto trendy chicky, on n'a meme pas reservé!", et pourtant ils nous ont fait un accueil de roi, avec une table sous la guirlande.

     

    Il y avait un latino avec sa guitara et un micro installé sur un tabouret de bar, et il a joué les première notes d’Hotel California.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Juin 2014 à 09:36
    Alors là...
    alors là... c'est plus fort que moi je ne pouvais pas me taire... Quel bon goût et je ne dis pas ça uniquement parce que c'est aussi ma chanson préférée pour cette vie et toutes mes vies passées et à venir... ;) En tout cas j'ai plaisir à découvrir ton blog.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :