Au début de ce blog, je m'efforçais de lister tous les films que je voyais pendant la semaine. Pour que vous voyiez bien comment je le kiffe moi, le cinéma, comparé à toi, qui perds ton temps à écouter de la musique (tout a été fait depuis Serge Lama) et à avoir une vie sociale (les gens sont cons).
C'était surtout que j'étais dans une période de boulimie de movies car dans une ère d'insomnie post-USA.
Avant (toujours pareil, Jadis et Naguère) j'étais un être hybrique marmotte-humain. Jamais une insomnie ou un cauchemard, ma mère aimait à vanter quelle fille obéissante du sommeil j'étais (et plein d'autre choses dans mes robes Jacadi, tu vois le genre). Et puis il y a eu cette période, du dos contre le radiateur, du bruit du store, comme je t'ai déjà raconté. Là, le sommeil il s'était carrément barré, èdi, villmols merci.
Ma mère dit que si on dort pas on meurt, et ben même pas. Après c'est revenu, à force de stilnoct, de diazepam mais surtout de bonne grosse volonté, ma chatte n'a pas le monopole du chagrin d'amour que veux-tu ma pauvre Chantal. Depuis, je dors, mais j'ai perdu mon gène marmotte, le moindre poil de travers et je te fais le hamster russe (c'est un animal nocturne) (j'en avais un avec un copain il faisait de la roue toute la nuit dans sa cage, quel bordel).
Donc le décalage horaire en particulier, et c'est Beyrouth dans mes nights, bilan du retour des USA, 15 jours à ne dormir ni le jour ni la nuit et à assecher tous les sites de streaming qu'a conçu notre bel internet mondial, je me suis dit c'est l'occaze d'étaler ma culture cinéphoque sur mon gloub.
Puis tu sais comment c'est, après 2 semaines, me souvenir des titres, chercher toutes les jacquettes de ce que je mate, te les caser ici à la bonne taille pour que ça fasse chouli hében ça m'a brisé la burne.
Et pour que tu saches tout de mes malheurs, ça fait 3 semaines que j'ai la crève. Je ne dors plus, j'engloutis des tonnes de films. Le kiff.
Ce soir c'est Les Nuits de La Pleine Lune, d'Eric Rohmer. Quand j'étais plus jeune, pour pas dire petite, j'avais retenu Rohmer car il avait donné à l'un de ses personnages (dans Conte d'été si mes souvenirs sont ce qu'ils sont) le nom de Solène (je suis d'un narcissisme affligeant). Et puis j'avais vu Le Genou de Claire à la télé belge, et j'avais fondu.



(c'est très franco-franzozich tout aç? ha oui?)
Et je vous déconseille Le Locataire quand vous êtes déjà pas sortie de chez vous depuis 3 jours, sous codéïne et sans sommeil sain. Heureusement j'habite au rez-de-chaussée. Sacré Roman.