• Le Parc Monceau

    J'ai quand même failli vomir mes clams dans le taxi à la vitre entre-ouverte, passer devant le Parc Monceau, il est ouf celui là, ce chauffeur veut la mort de mon coeur, là sur les sièges de sa série E, je veux dire, la Fnac des Ternes en métro, OK ça va, ça passe ; on s'aventure pas plus loin dans le quartier et le tour est joué; mais pas à l'air libre bordel chauffeur, dans la rue et tout?! Y'a un rideau de fer en plutoniom là bas!, t'approche surtout pas canaille, reste à Bastille pleutre de sa chatte!, tu sais pas que j'incarnais l'angoisse moi dans ce parc, il y a pas cent mois, je me promenais dans des secondes qui duraient des arbres, et les gens autour avaient l'air si légers, si libres, ils couraient par exemple, quelle non-pression psychotique il faut avoir pour courir me disais-je en nageant la brasse dans la boue des flaques de janvier, je fixais la mousse du pied des buissons, patiente encore quinze minute je me disais, et dans autant tu en attends autant, ne rentre pas avant. Puis, plus tard, à l'heure où mon corps plein de peau, frêle, lourd et collant lui manquerait dans le chaud des draps du dimanche matin, je quitterai ce parallèle que je m'imposais pour aller le télescoper, je serai la plus perpendiculaire des filles qui ont croisé sa route, même si je suis une lève-tôt, un chocolatine volée sur le chemin du retour, oui, je serai une fille qui n'est pas chiante vu qu'elle n'est pas dans ici, mais alors là, en plus le coup de la chocolatine, c'est clair, ça va marcher profond, tu vas voir cette vie de kiff qu'on va avoir toi et moi.

    Les filles, je te le dis, ça ne marche pas.

     

    Pour voir si le l'abscès était bien vidé de ses chansons tristes, j'ai bu chez Mariage Bro un thé au fleurs de cerisier, et ça allait presque.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :